Migrer un site sans perdre son SEO : l'histoire d'Immobilière Pujol
Un site de 20 ans, 6 000 pages bien classées, 600 contacts par mois. Voici comment migrer un site sans perdre son SEO, ni ses leads, ni un seul classement Google.
Plus ton site est gros et ancien, plus tu as peur d’y toucher.
C’était le cas d’Immobilière Pujol.
Une agence immobilière à Marseille. Vingt ans de métier. Environ 5 000 biens en ligne. À peu près 6 000 pages que Google connaissait déjà par cœur. Près de 20 000 visites par mois et presque 600 contacts qui tombaient dans leur boîte mail.
Ce site n’était pas une vitrine. C’était l’entreprise.
Alors quand on parle de migrer un site sans perdre son SEO, c’est ce projet qui nous vient en premier. Parce que tout ce qui pouvait mal tourner était sur la table.
La peur qui les bloquait
Le site tournait sur un vieux WordPress.
Des extensions dépassées. Une installation fragile. Et le pire : le prestataire qui l’avait construit ne répondait plus. Appels sans réponse. Aucun vrai support.
Du coup, ils étaient coincés.
Ils savaient que le site était dépassé. Qu’il était lent. Mais y toucher, c’était comme désamorcer une bombe. Un faux mouvement et dix ans de classement Google pouvaient disparaître. Avec les classements, les contacts. Avec les contacts, les salaires.
Cette peur était rationnelle. Ne rien faire semblait plus sûr qu’agir.
Ça les a figés pendant des années.
Ce n’était pas un site. C’était une machine opérationnelle
Voilà ce que la plupart des gens ratent en regardant un site comme celui-là.
Immobilière Pujol, ce n’est pas une petite boutique. C’est environ 80 personnes, réparties sur quatre métiers très différents sous un même toit :
- La vente : les agents qui vendent des biens.
- La location : trouver des locataires.
- La gestion locative : gérer au quotidien les biens loués des propriétaires.
- Le syndic : la gestion de copropriété, le juridique et le financier des immeubles.
Chacun a ses propres pages, son propre contenu, son propre public. Un vendeur et un propriétaire bailleur ne cherchent pas la même chose, et le site doit parler aux deux sans que l’un gêne l’autre.
Ensuite, il y a les annonces. Des milliers, et elles ne viennent pas d’un seul endroit. Elles arrivent de plusieurs flux immobiliers, chacun dans son propre format, et le site les intègre et se met à jour tout seul, chaque heure, sans que personne n’y touche.
Et les leads. Neuf formulaires de contact différents sur le site, et chacun doit atterrir dans le bon service. Une demande de vente qui tombe dans la boîte de la location, c’est une affaire perdue et une équipe agacée. Chaque formulaire est donc routé vers les bonnes personnes.
Donc ça n’a jamais été “un site immobilier”. C’était la porte d’entrée d’une organisation de 80 personnes. Quatre métiers, des milliers d’annonces synchronisées automatiquement, neuf entonnoirs de leads routés, 6 000 pages. Voilà la machine qu’on devait déplacer sans en casser une seule pièce.
D’un coup, “on refait tout” paraît beaucoup moins anodin.
Pourquoi “on refait tout” est la mauvaise idée
La plupart des gens entendent “vieux site” et pensent “on refait tout, propre et moderne”.
C’est exactement comme ça qu’on perd son classement.
Quand tu as 6 000 pages en qui Google a confiance, le but n’est pas un beau site tout neuf. Le but, c’est de déplacer chacune de ces pages vers une nouvelle maison sans que Google s’aperçoive du déménagement. Même contenu. Mêmes adresses. Mêmes contacts.
On n’a donc pas abordé ça comme une refonte.
On l’a abordé comme une gestion du risque.
Le nouveau site devait être plus rapide et plus propre, oui. Mais d’abord, il devait être invisible pour Google. Mêmes pages, même endroit, juste un meilleur moteur en dessous. C’est ça, le vrai savoir-faire d’une migration de WordPress vers Astro : pas la nouvelle techno, mais le transfert méticuleux.
La méthode : on a bloqué notre propre mise en ligne
Voilà la partie dont nous sommes fiers.
On a cartographié chaque page de l’ancien site. Les 6 000. Puis on a vérifié, page par page, que chacune avait sa place sur le nouveau site.
Et on a tenu bon.
On a bloqué notre propre mise en ligne tant que chaque détail SEO important de l’ancien site n’était pas reconstruit sur le nouveau. Pas “presque tout”. Tout.
La navigation par arrondissement, la façon dont les acheteurs parcourent Marseille quartier par quartier. Les liens internes sur les biens vendus, ce câblage discret qui dit à Google comment le site s’assemble. Les bandeaux “vendu” et “clôturé” sur les anciennes annonces, cet historique qui maintenait ces pages bien classées.
Rien de tout ça n’est spectaculaire. Rien de tout ça n’apparaît dans une jolie maquette.
Mais c’est précisément ce qui tient ton classement en place. Saute cette étape pour aller plus vite, et tu le découvres trois semaines plus tard, quand le trafic chute.
On a choisi la méthode plutôt que la vitesse. À chaque fois.
La mise en ligne : un dimanche tendu
Le basculement s’est fait un week-end.
On a basculé le DNS un dimanche, exprès, pour réduire la gêne au strict minimum. Le moins de visiteurs possible, le moins de contacts en cours, le moins à perdre si quelque chose dérapait.
Honnêtement, c’est un moment stressant. Tu appuies sur le bouton et tu regardes.
Et puis le trafic a continué à passer. Les contacts ont continué à arriver. Google a suivi le nouveau site sans le moindre accroc.
Zéro page perdue au basculement.
Tu peux voir le détail technique complet, la stack, les scores de vitesse, les chiffres, sur l’étude de cas Immobilière Pujol. Cet article-ci parle du côté humain.
Ils possèdent tout, comme il se doit
Voilà ce qui compte le plus pour nous.
Immobilière Pujol possède son site, entièrement. Le compte d’hébergement est à leur nom. Le code vit dans leur propre dépôt. Ils détiennent toute la documentation technique.
Pour nous, ce n’est pas une faveur. C’est simplement la façon dont une agence sérieuse remet un projet. Ton site et ton code sont à toi. Ton équipe peut les confier à n’importe quel développeur, à tout moment, sans demander la permission.
On le dit clairement parce qu’ils avaient connu l’inverse, à leurs dépens. Leur ancienne configuration les laissait dépendants et bloqués, incapables de bouger. On construit pour que ça ne puisse plus jamais arriver.
Un site ne devrait jamais rendre une entreprise otage. La propriété, c’est le standard, pas la récompense.
Ce que ça veut dire pour ton entreprise
Si tu es assis sur un gros site auquel tu as peur de toucher, lis bien cette partie.
La peur qui justifiait d’attendre a en grande partie disparu.
Une migration propre, ce n’est plus de la chance. C’est de la méthode. Cartographier chaque page. Faire correspondre chaque page. Reconstruire chaque détail qui tient ton classement. Basculer au moment le plus calme. Rendre les clés au propriétaire.
Fais ça, et un site de 20 ans devient rapide et moderne sans perdre une seule visite.
L’ancienne approche te gardait figé. La bonne méthode te remet en mouvement.
C’est tout l’enjeu de notre travail de migration de plateforme : tu obtiens un site meilleur et plus rapide, et tu gardes chaque classement et chaque contact que tu as mis des années à gagner.
Si ton site est ce qui nourrit ton entreprise, et que tu as eu trop peur d’y toucher, on en parle vite autour d’un café virtuel. Sans pression, juste un regard clair sur ce qui est en jeu et ce qui ne l’est pas.
Tu peux voir le résultat en ligne sur www.immobiliere-pujol.fr.
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